Dans un restaurant, la demande d'avis échoue presque toujours pour la même raison : elle arrive au mauvais moment. À l'addition, le client pense à son manteau, à la baby-sitter, au parking. Il dit oui pour être poli, et il oublie dans la rue.
Les deux fenêtres qui marchent
Juste après le dessert, quand l'assiette part et que la table souffle. Le repas est fini dans la tête du client, mais il est encore assis, encore dans l'ambiance, et il a son téléphone à portée de main.
Pendant l'attente de l'addition. C'est un temps mort subi, souvent deux à trois minutes. Un chevalet sur la table le transforme en temps utile.
Ce qui ne marche pas
- Le QR code sur la porte de sortie : le client est déjà debout, en mouvement.
- Le QR code au dos du ticket : il finit plié dans une poche.
- La demande orale du serveur en pleine coupe de service : ni lui ni le client n'ont la tête à ça.
Le support compte autant que l'emplacement
Un chevalet A5 plastifié sur la table tient mieux qu'une affiche au mur : il est à cinquante centimètres des yeux, pas à quatre mètres. Si vous n'avez qu'un seul support, mettez-le sur les tables, pas à l'entrée.
En terrasse, prévoyez un support lesté. Un simple carton s'envole au premier coup de vent, et une affiche par terre ne récolte rien.
Une phrase suffit
« Si vous avez passé un bon moment, il y a un QR code sur la table — ça prend dix secondes. » Pas de justification, pas de « ça nous aiderait beaucoup ». Le client comprend seul.
Et quand ça s'est mal passé, laissez la même phrase. Et ouvrez la porte : « Si quelque chose n'allait pas, dites-le-moi. » Le client mécontent qui vous le dit en face vous rend un service que l'avis public ne vous rendra jamais : il vous dit ce qui a cloché pendant que vous pouvez encore agir.